Notes from Coline

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J'ai le caractère de ma région

Pour des raisons professionnelles (accompagnées de quelques raisons personnelles ?), j’ai fait le choix de quitter ma Bretagne natale. D’accord, je ne suis pas partie bien loin, j’ai même débarquée dans la « capitale (historique) bretonne », selon certains. Mais pour moi, la Bretagne se résume à quatre départements tout à fait complémentaires. Le Finistère sauvage, L’Ille-et-Vilaine historique, Les Côtes-d’Armor et ses rochers roses, ainsi que le Morbihan et son golfe aux mille visages.

 

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Je n’ai jamais été aussi bretonne que depuis que je suis partie. Mon attachement profond à cette région s’est révélé  depuis que je l’ai quittée pour une autre. Elle me manque par moment, c’est évident, mais j’ai surtout été assimilée à la Bretagne dans les yeux des autres. J’ai compris, à ce moment-là, que je détenais le caractère de ma région.

 

On la dit pluvieuse. Je ne peux pas nier. Elle cache les larmes des malheureux et fait naitre la vie dans les champs. L’eau est synonyme de vie, les gouttes d’espoir. Elle m’a appris à lever le nez, à regarder, à contempler. Il y a ceux qui se veulent inatteignables, marchant sous la pluie sereins, inébranlables. Soyons d’accord, ils sont juste trempés et donc plutôt drôles quand ils ont fait le choix de ne pas avoir de protection. Noirs, bleus, rouges, à rayures, à pois, à message, les parapluies se déploient face à ce temps maussade. C’est presque sexy un parapluie. Des visages qui se cachent, se devinent puis disparaissent.

La Bretagne a forgé mon optimisme. Sur mon parapluie, les problèmes glissent avant même de m’atteindre.
La pluie s’est arrêtée. Je n’ai pas oublié de continuer à lever le nez, d’observer la beauté de ce ciel qui s’éclaircit

.

J’ai aussi parfois besoin d’aller la braver en pleine tempête, ressentir la violence de ses vagues, la force de son vent. Je la contemple et je la ressens plus furieuse que quiconque. Plus sauvage que moi. Elle n’a pas besoin de mots quand ses vagues se déchainent sur les remparts de Saint-Malo, pourtant nous semblons partager le même franc-parler.

L’un de mes premiers souvenirs d’enfant se déroule au pied de cette mer déchainée. J’ai 3 ans, peut-être 4, et je lui hurle « je n’ai pas peur de toi ! ». Ca faisait rire mes parents. Je ne la défiais pas, je la comprenais. Elle ne m’impressionnait pas, elle m’inspirait. Nul doute que ma force est ancrée dans la sienne.

 

Fille de la terre, c’est pourtant bien ses côtes qui me manquent le plus souvent. Alors, je vous dépose ici, ce qui me lie à ma région. Mon sale caractère, mon optimisme, ma force, mes contemplations.

Je vous livre, juste avant que le printemps ne pose ses valises, ma Bretagne en plein hiver.

 

 

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Photos : Quiberon.

A très vite!
Coline Nelson



19/03/2017
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