Notes from Coline

Notes from Coline

[Le goût du bonheur] Gabrielle

Marie Laberge
ISBN : 226616760X
Éditeur : POCKET (22/03/2007)

Quatrième de couverture

 

Réunis dans leur résidence estivale de l'île d'Orléans, non loin de Québec, les Miller et leurs six enfants offrent l'image de l'harmonie et de l'aisance. La crise des années trente les a épargnés. 

Chez eux, le goût du bonheur l'emporte sur les conventions et les préjugés d'une société paroissiale et étouffante. 

Comblée par un mari intelligent et sensuel, Gabrielle aspire a encore plus de liberté, prête à la révolte. La tendre et violente Adélaïde, sa fille, est déchirée entre sa tendresse pour le jeune Florent et sa passion pour l'Irlandais Nic McNally.

Partout, alors que la rumeur de la guerre enfle en Europe, s'annoncent des orages du coeur, des menaces, des trahisons, la maladie. 

Mais rien ne semble pouvoir briser le courage et l'énergie vitale des Miller.

 


Mon avis

 

Si je reviens aussi tardivement auprès de vous c’est uniquement et entièrement la faute de ce roman. J’ai dû commencer ce roman il y a 3 mois, peut-être 4. Il fait plus de 800 pages me direz-vous, mais tout de même…

Je suis loin, très loin, d’avoir traîné ce livre comme on traine un boulet. Je l’ai plutôt emmené partout où j’allais. Il a d’ailleurs visité deux pays européens auprès de moi. Je ne l’ai pas subi bien au contraire. Je l’ai savouré.

 

C’est la toute première saga familiale que j’ai décidé d’ouvrir. Nous y découvrons la famille Miller et dans ce premier tome, nous suivons Gabrielle, la mère de famille. Si je devais vous décrire Gabrielle, je crois que je n’aurais pas trop de difficultés. Voyez-vous, Gabrielle est la femme que tout le monde apprécie mais qui ne fait rien d’extravagant pour cela. Elle séduit, malgré elle, les hommes comme les femmes en s’étonnant de le faire. Elle est juste quelqu’un de bien. Gabrielle, c’est à la fois la maman que l’on aimerait avoir, la sœur que l’on a désiré, l’amie a qui l’on voudrait se confier, et certainement la femme que l’on aimerait être.

 

A travers chacun de ses choix, nous réapprenons beaucoup sur l’avancé des droits des femmes.

 

En effet l’histoire se déroule dans les années 1930 à Québec où la crise ne fait pas de cadeau. Le premier accent qui est mis dans ce roman est le choix amoureux de Gabrielle car elle fait un véritable choix. Contrairement aux femmes qui l’entourent, elle ne se marie pas pour faire plaisir à ses parents et assurer son avenir financier, elle le fait par amour. Et si ce couple fait rêver ses congénaires, je crois qu’il pourrait faire rêver plus d’un de nos contemporains. Edward, son mari, est d’une écoute sans faille, d’une admiration totale pour son épouse.

 

Soulevée par son bonheur conjugal, Gabrielle va élever ses  enfants dans un cadre de bienveillance et d’amour qui ne correspondent pas toujours avec les us et coutumes de ses propres sœurs par exemple. C’est à travers ses yeux que nous allons voir grandir chacun de ses petits bouts et plus particulièrement Adélaide qui fera l’objet du second tome.

 

C’est également Gabrielle qui va nous faire découvrir les effets du krach de 1929 : la pauvreté, le travail des enfants, les maladies, le poids de la religion et celui de la sexualité. Elle sera, pour cela, entourée de personnages secondaires qui ont une importance primordiale et qui sont décrits par l’auteure avec un talent fou. Je me délectais de raconter leurs étés chaleureux, leur peur de la guerre, la difficulté de leurs choix, l’amour qu’ils partageaient, à l’oreille attentive de mon amoureux.

 

Je ne suis pas certaine que quelqu’un ait réussi à rendre hommage à ce livre  comme il le mériteraiten une chronique mais je n’ai pas encore croisé de personne l’ayant lu qui n’ait pas été emportée. C’est un bon argument, non ?

Ne passez pas à côté de cette famille. Moi je file, j'ai deux autres tomes qui m'attendent.

 

 

Parce que je suis une lectrice qui ne sait pas lire sans crayon, je vous laisse quelques citations et je vous dis à très vite !


 

« Tu veux devenir une grande dame, Béatrice ? Ta grand-mère, qui en était une, disait : on reconnait les grands à la façon dont ils traitent les petits. Gagner en humiliant, c’est perdre. »

« Il ne dit rien de ce qu’il sait depuis Noël et qu’il va cacher et nier aussi longtemps qu’il vivra si seulement Dieu ou le Diable lui permettent de la revoir, de respirer son sourire , d’attraper des parcelles de sa vie. »

 

« Est-ce possible que cette même torture de l’absence ait habité P. ? A-t-elle, elle aussi hanté les moindres parcelles du souvenir pour supporter les jours vides où la question lancinante du courage de continuer sans l’autre se posait ? »

« T’imagines-tu que je suis la seule à t’avoir aimé et à avoir souffert ? Vraiment, N., tu m’étonnes ! Tu ne sais pas encore que les femmes vont au lit avec leur cœur ? Qu’un cœur n’est pas une paire de bas qu’on laisse sur le tapis du salon ? »



Coline Nelson.

 


10/08/2017
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Direction Paris.

Il y a quelques semaines nous avons dû nous rendre à Paris pour prendre l’avion, direction… Une destination que je vous révèle très vite ! (mais si vous me suivez sur instagram vous devez avoir une idée).

 

J’ai eu l’envie d’écrire un article pour parler de notre expérience avec les différents moyens de transports et de nuitée que nous avons choisis.


Ouigo

 

Je suis toujours un peu frileuse de faire du covoiturage quand il s’agit d’aller prendre l’avion. J’ai peur de l’annulation à la dernière minute, et de devoir payer le prix fort pour un nouveau moyen de transport à la dernière minute. Je pense que le Ouigo est le bon compromis. La SNCF propose parfois des trajets low-cost et je vous avoue qu’un aller Nantes-Paris à 20€, ça fait plaisir ! D’autant plus que pour ce prix, vous pouvez emporter un bagage à main et un bagage cabine. Alors d’accord, ce type de train ne comporte pas de wagon-restaurant, mais personnellement cela ne me dérange pas. J’ai toujours trouvé les sandwichs beaucoup trop chers pour leur qualité. Le train est parti à l’heure (si, si, il faut le dire aussi quand c’est positif !). En terme de rapport qualité/prix à la sncf, il n’y a pas mieux. Il y a 19 destinations desservies, vous y trouverez certainement votre bonheur.

 

L’hôtel

 

Notre avion décollait très tôt le lendemain matin. Nous avons donc recherché un hôtel à proximité de l’aéroport en passant par le site Booking. Notre choix s’est arrêté sur le Citizen M Paris Charles de Gaulle. Je ne peux que vous le recommander ! Sa première qualité est donc son emplacement. L’hôtel se situe au pied du hall 2 de Roissy et lorsqu’il s’agit de prendre un avion de bonne heure, c’est un plaisir d’être juste à côté ! Pas un bruit d’avion ne dérange cependant le sommeil.

La décoration de cet hôtel vaut le coup d’œil ! Les parties communes sont parfaitement pensées afin de mettre en place une ambiance de détente et de dynamisme, tout en veillant à l’intimité de chacun. La chambre ultra-connectée est un réel plaisir. Ajoutez à cela le plus grand lit dans lequel on a pu dormir… Parfait !

Nous avons diné à l’hôtel. Le rapport qualité/prix est très bon ! Il y a du choix et des plats de qualité.

Le seul bémol est peut-être l’enregistrement de l’entrée et de la sortie. Le tout se fait seul, devant un ordinateur… Un peu froid.

 

 

 

Un dîner au pied de la magnifique bibliothèque!

La salle commune.

La chambre

La décoration des toilettes! (vous l'aviez deviné!)

Ouibus

 

Au retour de notre voyage, nous avons décidé de tester le ouibus. Le premier point que je tiens à soulever est que, malheureusement, lorsque vous souhaitez vous rendre dans une ville, le point de départ dans Paris est unique. Je m’explique. Nous arrivions à l'aéroport de Roissy, cependant le ouibus à destination de Nantes est au départ de Bercy. Il nous a donc fallu traverser Paris dans un temps donné pour rejoindre Bercy. Alors j’en demande certainement trop mais un bus qui se rend à différents points dans Paris serait le bienvenu. Nous avons donc découvert les transports en commun de Paris. Première erreur, l’achat du billet. J’ai acheté sur les bornes de Roissy des billets « Paris », or Roissy n’est pas considéré comme étant à Paris. Il faut donc d’abord un ticket à « destination de Paris ». Le ticket « Paris » m’a tout de même servi lorsqu’il a fallu changer de métro. D’ailleurs si vous souhaiter vous déplacer de Roissy à Bercy facilement, je vous laisse le descriptif qui nous a bien servi ! (D'ailleurs, sur ce site vous pouvez demander la feuille de route que vous désirez).

Une fois arrivés au point de départ, l’aventure Ouibus s’est parfaitement bien passée. Le bus est confortable, une prise de courant est mise à disposition de chaque siège. Ces derniers sont inclinables. Enfin, nous avons eu la chance de voyager avec des personnes respectueuses et silencieuses et les conducteurs étaient agréables et maîtres de leur véhicule ! Une colonie de vacances en mieux !

 

 

Voilà pour le petit bilan de notre déplacement. On se retrouve très vite pour que je puisse vous donner mon avis sur notre destination!

 

Coline Nelson.

 


23/05/2017
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[Le talent des autres] #2

J'ai écrit un premier article, il y a quelques temps sur l'importance du talent des autres dans nos vies. Je vous y présentais le talent d'artistes locaux.
Au fil des mois, je ressens le besoin de venir vous partager mes découvertes et/ou mes coups de coeurs artistiques. Alors, j'ai décidé de faire de cet article une série qui n'apparaitra peut-être pas de façon régulière, mais de manière spontanée, au fil de mes émotions, pour vous parler de ceux qui m'ont marquée par leur passion et leur travail. Comme un besoin de laisser un trace de ce qui me touche vraiment, à cet instant précis.

 

Mahnu

 


J'avais tellement hâte de venir vous parler de Mahnu!! J'ai découvert cet artiste nantais, il y a quelques mois, via la collecte de financement participatif Ulule. Sa création sur le thème des animaux en colère a pour objectif de sensibiliser le grand public à travers l'art sur les races animales en voie de disparition. Non seulement l'engagement est canon, mais les oeuvres sont magnifiques! Mahnu fait apparaitre un animal par des entremêlements de formes géométriques, de traits et de tâches de couleurs...Pfiou! Autant vous dire que l'on a complètement craqué lorsque nous avons appris que Mahnu exposait dans des bars nantais. Depuis un lion est accroché dans notre entrée et un tigre trône fièrement sur le tote-bag qui m'accompagne tous les jours!
Eh pourquoi j'ai attendu autant de temps pour vous le faire découvrir??? Parce que ceux qui suivent un peu ce blog savent que j'ai offert un tote-bag à ma partenaire de Swap, engagée dans la cause environnementale, et que je ne voulais pas lui gâcher la surprise!

 

 

Gauvain Sers

 

Il y a trois mois de cela, j'ai été au concert de Renaud. J'ai été bercée par la chanson française et si mes horizons se sont élargis, c'est souvent vers les jolis textes et les douces mélodies de notre pays que je me retourne. Je voulais donc vraiment voir de mes propres yeux et écouter l'auteur de "En cloque", "Mistral gagnant" ou bien encore "Manu". Dans cet article, ce n'est pourtant pas de lui que je souhaite vous parler, mais de l'homme qui faisait sa première partie : Gauvain Sers. Renaud nous l'a présenté comme "la relève de la chanson française", et je crois sincèrement qu'il a vu juste. Je pensais que ce jeune homme à la gavroche allait simplement me faire passer le temps avant que Renaud n'apparaisse. Il s'est pourtant passé bien plus que cela. J'ai aimé sentir la main de mon amoureux serrer la mienne sur la balade "Pourvu", j'ai pleuré sur sa chanson "Mon fils est parti au djihad" et j'ai vu mon adolescente de soeur tomber amoureuse d'un artiste au premier rang. Il faut dire que Gauvain est un chanteur qui fait de la langue française son terrain de jeu et que ses textes, aux paroles engagées, sont accompagnés de mélodies somptueuses. En quelques mots, j'ai été touchée par sa sincérité dans les textes et sur scène. Si vous aimez la chanson française, ne passez pas à côté!

 

Tim Burton

 

Il est évident que pour ce dernier artiste, je ne vous fais rien découvrir, mais ce réalisateur est pour moi un géni fou indétrônable!
Pour tout vous dire je suis une fan incontestée de Johnny Depp que j'ai découvert dans Pirates des Caraïbes. Je me suis ensuite attardée sur sa belle collaboration avec Tim Burton et je crois être autant tombée amoureuse de Jack Sparrow que du chapelier fou. Il y a peu, j'ai élargi mes connaissances sur Tim Burton en regardant les films où Johnny n'apparait pas (ouais, j'ai fait ça!). Je prends donc quelques lignes de cet article pour vous parler de Big Fish. Oui, d'accord j'ai 13 ans de retard, mais je l'ai vu!
On ne m'avait juste pas prévenu qu'il fallait préparer une boite de mouchoirs...
Ce chef-d'oeuvre (parce qu'il s'agit bien de cela!) va raconter l'histoire d'un homme à la recherche de véracité sur la vie de son papa qui a toujours aimé raconter des histoires et enjoliver les choses. On rit, on pleure. On y pose son regard d'adulte et puis d'enfant. On se perd avec plaisir dans les chemins les plus poétiques qu'un film a su emprunter. Pardon Johnny, je suis dingue de toi, mais Big Fish est incontestablement le meilleur film de Tim Burton.



J'espère avoir piqué votre curiosité et je vous dis à très vite pour de nouveaux talents qui nous font du bien!

Coline Nelson

 

 


04/05/2017
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Les derniers jours de Rabbit Hayes

 

Auteure : Anna McPartlin

Editeur : Le cherche Midi / Pocket

Année : 2016

 

Quatrième de couverture

 

 

Neuf jours. C’est ce qu’il reste à vivre à Mia Hayes, surnommée affectueusement « Rabbit ». Neuf jours, après plusieurs mois de combat – parce que Rabbit est une battante, une Irlandaise bien trempée.

À son chevet, famille et proches se relaient en un joyeux ballet de souvenirs. Entre silences, gaffes et fous rires, toute la vie de Rabbit ressurgit alors : l’enfance, l’adolescence, Johnny son grand amour, et Juliet, sa fille de 12 ans – une certaine idée du bonheur… Au fil des jours, tous s’interrogent sur leur vie et accompagnent Rabbit dans un voyage émotionnel d’une grande intensité. Quel meilleur bagage pour partir vers la lumière ?

 


Mon avis

 


Lors de mon swap, j’ai reçu « Les derniers jours de Rabbit Hayes ». J’étais attirée par cette histoire depuis quelques mois maintenant. Vous me connaissez, les histoires tristes à en pleurer, c’est très souvent tout le temps ce que je recherche. La différence avec celui-ci c’est qu’habituellement on peut être surpris par la mort d’un personnage ou par l’apparition d’une maladie. En achetant ce livre, on le sait. "Les derniers jours de Rabbit Hayes". Rabbit va mourir. Je crois que ce qui m’attirait face à cette couverture c’était de savoir si en connaissant l’issue dès le début, je pourrais être étonnée, être touchée. J’ai eu ma réponse.

 

Lorsque l’on tourne les pages de ce roman, on ne cherche pas à savoir si Rabbit s’en sortira. On essaie de comprendre comment elle va réagir face à ses derniers jours qui défilent. Comment peut-elle garder de l’optimisme, de la volonté puis de la sérénité ? Comment ses parents vont-ils accepter le fait d’enterrer leur enfant, alors que la force des choses voudrait l’inverse ? Comment Grace et Davey vont-ils réagir face à la diminution de leur petite sœur ? Comment Juliet aura-t-elle la force, à 12 ans, d’encaisser que sa maman s’en aille à jamais ?

 

J’ai pleuré. J’ai pleuré à grosses et chaudes larmes. J’ai pleuré à plusieurs reprises. Ce sujet, qui est l’un des plus difficiles, est traité avec une telle douceur, une telle intelligence, une telle réalité. L’auteure est, pour moi, l’une des meilleures de sa génération. Elle dépeint ses personnages avec une incroyable authenticité. Une précision parfaite. J’avais l’impression de connaitre la famille Hayes depuis longtemps déjà et d’accompagner chaque membre dans son cheminement face à l’acceptation. Je crois que chaque comportement est dépeint devant une telle situation. Il y a ceux qui refusent l’inévitable et qui tentent tout et son contraire pour essayer de faire survivre Rabbit, ceux qui ont décidé d’accepter et de l’accompagner, ceux qui se rassurent dans la prière, ceux qui ne veulent pas en entendre parler face à une telle injustice. Il y a ceux qui se questionnent sur l’après, ceux qui se focalisent sur l’instant présent et ceux qui se perdent dans le réconfort des bons moments passés.

 

Ces moments passés qui nous font découvrir le personnage de Johnny, le grand amour de Rabbit. Cet homme, bien qu’appartenant au passé, dégage une puissance incroyable dans la vie de Rabbit et influence sa manière de l'organiser, jusqu’à sa mort. L’histoire de Johnny et Rabbit est belle et d’une poésie incroyable de la première à la dernière page.

 

 

J’ai pris le temps de lire ce roman. Je l’ai à la fois dévoré lorsque je l’ouvrais et à la fois savouré en le posant à chaque moment crucial. J’avais besoin de le digérer, de le réfléchir, de le faire durer. Je n’avais pas envie que cette histoire se termine, je voulais juste être là, propulsée près de la famille Hayes encore et encore, afin de ressentir cette furieuse envie de vivre que chaque personnage dégage. Parce que oui, j’ai pleuré, mais qu’est-ce que j’ai pu rire et m’attendrir !

 

Ce livre bouscule toutes mes listes de préférence et entre dans mes coups de cœur.

 

Pour essayer de vous convaincre encore un peu plus, et parce que je suis une lectrice qui ne sait pas lire sans crayon, je voua laisse avec une citation, et je vous dis à très vite!


" -Donc, dans ma tête, on vivra heureux pour toujours au pays des fées.

[...]Et dans la tienne, ce sont ces moments-ci, ici et maintenant, qui dureront à jamais."




Coline Nelson.

 


18/04/2017
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[La Kube] On s'y fera

Ma petite soeur commence à retrouver goût à le lecture. Pour Noël je souhaitais donc l'encourager dans ce sens, le souci étant qu'avec notre différence d'âge je ne savais pas du tout vers quoi me tourner. J'ai donc décidé de tenter l'aventure d'une box. Je me suis tournée vers le site "La Kube", à cela deux raisons : le livre est personnalisé à la demande, et il me semble que le prix est l'un des plus attractifs. J'ai donc renseigné les passions de ma petite soeur et spécifié deux ou trois détails sur sa vie de lectrice avant de recevoir le tout et de lui l'offrir.
Visiblement, la demoiselle était contente.

Ce qui est encore plus certain c'est que finalement, ça me tentait bien aussi moi cette petite affaire. Alors j'ai prolongé l'abonnement et cette fois j'ai fait une commande pour moi. Mon message était le suivant : "Trouvez-moi le livre qui me fera pleurer. Le personnage principal de ce livre doit traverser une épreuve et évoluer en conséquence." -OuiMoiEtMesThèmesToujoursGaies-
J'avais également précisé que mon livre pouvait être français tout comme étranger que j'avais peut-être même une préférence pour découvrir une littérature étrangère.

J'ai attendu quelques semaines et voilà ce qui a été déposé dans ma boite aux lettres.

 

 

 

 

- Un petit mot de la libraire, qui a fait le choix de mon livre, sur son métier,

- Une préface contenant un petit message de l'équipe, un rituel de lecture, la chronique d'un livre, les coups de coeur des libraires, un éditeur invité et l'actualité littéraire. Je trouve ce document rondement bien mené, efficace et intéressant 

- Un sachet de "thé magique" : thé vert au parfum de citronnelle, notes de bleuet et de rose,

- Une bougie à la vanille,

- Trois jolis pin's

- Une carte et un marque-page (absent de ma photo),

- Un dossier illustré sur Alexandre Grothendieck (si vous me dites que vous ne connaissez pas de prime abord, ça me rassure un peu. Merci! Mais c'est aussi fait pour ça, les dossiers : découvrir!)

- LE livre, je vous détaille mon avis sur le livre avant de vous faire un bilan sur mon expérience avec la Kube.

 

 

 

 

Titre : On s'y fera

Auteure : Zoyâ Pirzâd

Editeur : Le livre de poche
Année d'édition : 2007
Nombre de pages : 317

ISBN : 978-2-253-12446-7

 

 

Quatrième de couverture  

 

A travers le destin d'Arezou, une femme iranienne, active et divorcée, écartelée entre sa mère et sa fille, trois générations s'affrontent dans un monde où règnent depuis longtemps les interdits et le non-dit. On la suit au bord du rire ou des larmes, espérant avec elle profiter enfin d'une certaine beauté de la vie. Dans un roman d'une richesse et d'une vigueur exceptionnelles, Zoyâ Pirzâd brosse à la fois le portrait d'une société pleine de contradictions et celui d'une femme passionnante, aussi drôle et attachante qu'une héroïne de Jane Austen.

 

Mon avis 

Dans ce roman, nous suivons le quotidien d'Arezou, en Iran. Ne vous attendez pas à plus. Ne vous attendez pas à de l'extraordinaire. L'intrigue est là. Nous suivons cette jeune femme sur les différents plans de sa vie. Tout d'abord, auprès de sa famille : Mah-Monir, sa maman, Ayeh sa fille et leurs servants. Arezou fait effectivement partie d'une classe sociale aisée. Pour autant, elle a décidé de vivre en étant indépendante. Elle a divorcé du papa d'Ayeh qui lui vit à Paris et a repris l'entreprise familiale suite au décès de son père. Elle est donc responsable d'une agence immobilière qui emploie plusieurs personnes dont sa meilleure amie, Shirine. Enfin, nous suivons Arezou sur le plan affectif. Cela va être la trame du livre. Arezou va devoir tenter de faire accepter son envie de vie à deux à son entourage entièrement féminin.

L'immersion dans le monde iranien est totale. Des mots de politesse (madame/monsieur) ou de proximité (ma chère, chérie) sont restés en Persan, dans le texte traduit, et chacun est expliqué dans les premières pages du livres ou en dans le glossaire. Ce qui peut à la fois permettre de se plonger dans cet univers et en même temps gêner quelque peu la lecture. L'inégalité homme/femme se fait ressentir à juste dose. La nourriture typique y est présente à profusion car les scènes se déroulent souvent à table, ce qui est loin de me déplaire! L'irruption de la police des moeurs nous rappelle le contexte. Enfin, l'histoire d'amour est pudique au plus haut point. Non, il n'y aura pas un baiser échangé. Je respecte totalement, mais ça a manqué à la lectrice romantique que je suis.

Les personnages, surtout secondaires, ne sont vraiment pas suffisamment approfondis selon moi. On ne s'y attache donc pas du tout, et l'on se retrouve à se demander "qui peut donc bien être cet individu déjà?". Second point assez troublant, il y a beaucoup de dialogues mais très peu d'indications concernant celui qui lance la discussion. On doit donc parfois deviner quel personnage pourrait tenir tel ou tel propos. C'est peut-être également cela qui fait que l'on ne connait pas vraiment les protagonistes. Enfin, il y a des personnages qui portent le même prénom, et cela n'arrive pas qu'une fois. On a fini de me perdre...


Vous l'aurez compris, je me trouve dans un entre deux quelques peu dérangeant. J'ai aimé le dépaysement et l'ouverture d'une fenêtre sur une autre manière de vivre, que ce livre a pu me procurer. Malheureusement, je ne me suis pas du tout attachée aux personnages, je trouve l'intrigue totalement lisse et la fin que l'on attend est finalement complètement ouverte... J'ai donc appris beaucoup de chose sur le pays mais trop peu sur les personnages. Je ne rejette cependant pas du tout la faute sur l'auteure, je pense juste que je ne suis pas assez experte en littérature étrangère et que je suis installée dans les codes de la littérature française et/ou anglo-saxonne. Ce livre ne m'a donc pas vraiment emballée mais il m'a fait réaliser qu'il est grand temps que je me fasse bousculer par d'autres types de lecture.

Et concernant ma demande Kube? 

Pour les larmes c'est raté. Je n'ai ressenti aucune émotion. Cependant, la protagoniste a bien vécu un changement de vie et doit évoluer en permanence. J'ai également eu la chance de découvrir mon premier livre iranien. Selon moi, le contrat est rempli.

Comme je suis une lectrice qui ne sait pas lire sans prendre de note, je vous laisse avec une citation et je vous dis à très vite!


" J'ai tout d'abord pensé qu'il y avait des choses plus importantes à faire, puis qu'il fallait que j'épouse une femme avec qui parler des grandes questions. J'ai mis du temps à comprendre qu'il n'y a pas de questions plus importantes que la couleur des murs, l'agencement du mobilier, l'emplacement des tableaux, le choix du menu pour le déjeuner ou le diner, et qu'il fallait pouvoir rire de tout ça ensemble."


 


Coline Nelson

 

 


04/04/2017
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